Depuis de longs mois l’ASTU, actions citoyennes interculturelles ne cesse d’exprimer son inquiétude sur la situation en Turquie. Dans un communiqué,  nous avions exprimé notre réjouissance suite à l’échec de la tentative du coup d’Etat du 15 juillet, mais nous avions aussi exprimé notre inquiétude que le gouvernement de l’AKP et d’Erdogan ne choisit une politique de chasse aux sorcières. Les tout récents événements nous confortent dans l’idée qu’en Turquie la démocratie est plus que jamais mise  à mal.

Le pouvoir a montré en quelques mois que la démocratie ne peut exister que si vous n’êtes pas opposant au gouvernement et au Président. L’ensemble des droits fondamentaux a été mis en suspension au nom d’une situation d’Etat d’urgence. En déniant la légitimité de leurs mandats locaux ou nationaux, le gouvernement n’a aucune retenue pour mettre en prison les élu-e-s de l’opposition. C’est une nouvelle étape qui vient d’être franchie en arrêtant les députés du parti