Communiqué de presse : Une fois encore faire front contre la barbarie et l’idéologie de la haine !

Une fois encore faire front contre la barbarie et l’idéologie de la haine !

Le 14 juillet a été endeuillé de la pire façon faisant 84 mort-e-s et des centaines de blessé-es. A Nice, sur la promenade des Anglais, la fête populaire a viré au cauchemar.

Un pas de plus a été franchi car parmi les victimes, il y a 10 enfants. Nous condamnons avec force cet attentat terroriste. Nous exprimons notre sympathie et notre solidarité aux familles et aux proches des victimes.

Le mode opératoire est sidérant comme la violence des images. Mais nous ne nous résignons pas et sommes convaincu-e-s, plus que jamais, qu’il nous faut faire front quelles que soient nos différences et où que nous soyons, contre la haine et les idéologies fascisantes qui la nourrissent. Nice vient se rajouter à la liste macabre des lieux d’attentats. Nous n’oublions pas les victimes du terrorisme partout dans le monde.

Mais il nous faut aussi faire front contre les amalgames et les récupérations politiques qui entretiennent la haine de l’autre. Nous refusons l’instrumentalisation de ces actes et les seules réponses sécuritaires. Nous savons que l’objectif de tels actes criminels est de diviser les populations et de renforcer les clivages identitaires. C’est pourquoi, nous ne devons pas céder à la facilité populiste qui stigmatise des populations du fait de leur appartenance, réelle ou supposée, à une origine culturelle ou à un courant religieux.

Nous le savons maintenant, nous sommes engagé-e-s dans une lutte longue. Nous sommes convaincu-e-s qu’elle passe par une confiance retrouvée en nos capacités à vivre ensemble et à construire  une société plus juste et plus solidaire. C’est un combat sans concession pour le maintien des valeurs que nous portons : liberté, solidarité, éducation populaire, égalité, interculturalité.

L’ASTU sera présente au rassemblement en hommage aux victimes à Strasbourg le 18 juillet à 11h 45 Place Kleber.

Strasbourg, le 16 juillet  2016

La Présidente,

Christine Panzer

https://www.facebook.com/events/307068956299355/

 

Communiqué de presse – La Turquie est encore une fois touchée par la terreur obscurantiste.

La Turquie est encore une fois touchée par la terreur obscurantiste.

Une fois de plus nous appelons à faire front partout contre la barbarie et l’idéologie de la haine !

 

La Turquie a été mardi soir la cible d’un attentat terroriste à l’aéroport d’Atatürk d’Istanbul faisant 42 morts et 238 blessés. En un an c’est le dixième attentat sanglant qui touche ce pays. Des centaines de personnes  ont perdu leur vie.

Nous savons que Daesh et ses semblables n’existent qu’à travers la haine et leur idéologie destructive. Leurs bombes sont des bombes posées contre l’humanité toute entière. Nous devons faire front ensemble contre ces logiques destructrices. Cela passe aussi par une condamnation sans concession de toute exploitation de ces mouvements à des fins stratégiques et politiques par certains états. Nous avons pu voir dans quelles impasses ce genre de logique pouvait mener : les conséquences sont effrayantes.

Nous condamnons cet acte terroriste et nous exprimons notre solidarité et notre sympathie aux familles des victimes de cet acte de barbarie.

Nous réitérons notre appel de faire front quelles que soient nos différences et où que nous soyons. Nous devons agir pour que nos sociétés ne vivent pas dans la peur et dans la résignation. Nous appelons à tout mettre en œuvre pour que les idéologies fascistes et obscurantistes qui nourrissent de tels actes soient combattues.

L’ASTU sera présente au rassemblement en hommage aux victimes à Strasbourg le 03 juillet à 14h Place Kleber.

Strasbourg, le 30 juin 2016

Communiqué de l’ASTU, Solidarité avec l’ATMF

Communiqué de presse
(Strasbourg, le 04 mars 2016 )

Les discours de haine polluent le climat de notre société. Le racisme, la xénophobie et le repli identitaire dominent le paysage politique. Les associations militant pour la justice, pour la solidarité avec les migrants et les réfugiés victimes d’une logique sécuritaire et utilitaire, deviennent les cibles d’attaques des mouvements de l’extrême droite ! Un pas supplémentaire est franchi.

Les inscriptions racistes retrouvées sur les locaux de l’ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France – Section du Bas-Rhin) sont une honte pour notre société et une réelle menace pour l’avenir de la société civile.

Les auteurs ont laissé une trace et les procédés et la signature ne laissent aucun doute quant à leur origine d’extrême droite.

L’ASTU condamne fermement ces actes xénophobes et raciste exprime son entière solidarité et sa sympathie à l’ATMF.
Nous espérons que les auteurs de cet acte seront arrêtés et jugés très rapidement pour leur acte lâche.

A l’occasion de la journée internationale des droits de femmes, brunch suivi d’un débat « femmes engagées »

Dans le cadre du brunch mensuel de l’ASTU du mois de mars nous organisons un débat sur la question des « femmes engagées ».
Nous serions ravies de vous compter parmi nous pour être « grandes témoins » de vos parcours et engagements.
Le principe du brunch vous le connaissez sans aucun doute…
Il s’agit suite au brunch d’initier un débat d’une heure environ autour de la thématique choisie. Celui-ci sera animé par des méthodes actives qui permettront à chacun-e de pouvoir s’exprimer d’une manière ou d’une autre. Restant à votre disposition pour de plus amples informations…

Participation de 4€ pour les adultes/3€ pour les enfants pour le brunch.

Conte musical : Abadou, tante cafarde et le fils

Dans le cadre de la 9e édition du festival Strasbourg-Méditerranée (21 novembre au 05 décembre 2015), l’ASTU a accueilli pour la seconde fois le spectacle musical « Abadou, tante cafarde et le fils » présenté par la compagnie Nath’s and Co.

Les deux comédiens de la compagnie Nath’s and Co, Frédérique Mathieu et Doğan Ertener, mettent en scène l’interculturalité à travers trois contes du monde. En voyageant d’un continent à l’autre, cette création musicale aborde la « différence » sous trois angles (social, physique et femme/homme).

Favoriser la culture

Dans l’objectif de favoriser l’accès à la culture, l’ASTU a invité les classes des écoles élémentaires partenaires à assister à une représentation du lundi 23 au jeudi 26 Novembre 2015 à 9h15 ou à 10h30 au choix à la Salle des Fêtes de la Bourse au 1 place du Maréchal de Lattre de Tassigny à Strasbourg.

Une séance supplémentaire a été proposée à tout public en entrée libre (sur réservation) le mercredi après-midi à 15h.

Ont ainsi participé les écoles de la Meinau, du Neuhof, de l’Elsau, de la Gare, de Hautepierre ainsi que plusieurs centres sociaux-culturels (Elsau, Montagne-Verte, Cronenbourg, Koenigshoffen, Porte Ouverte), soit un total de 1030 participants !

En savoir plus :

Documentaire : « Ma mère et mon père » (Annem ve Babam)

« Ma mère et mon père » (Annem ve Babam)

de Müret İşitmez
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Synopsis :
Gülperi et Hasan, français d’origine turque, ont émigré de la Turquie vers la France dans les années soixante-dix. A travers un retour sur leurs différents lieux de vie et de migration, nous découvrons les chemins qu’ils ont empruntés, les difficultés qu’ils ont rencontrées en Turquie et en France, ainsi que les raisons qui les ont poussés à émigrer.

Tout au long de ce voyage, nous découvrons aussi leur histoire d’amour, marquée par de multiples séparations et sacrifices, conséquences de la pauvreté et de la nécessité d’aller chercher du travail toujours plus loin. Ce film est donc un hommage à tous ces êtres qui, un jour, ont eu le courage d’aller vers un ailleurs, dans l’espoir d’un meilleur, tout comme Gülperi et Hasan ; un portrait croisé de deux êtres ordinaires aux parcours extraordinaires.

Horaires :

  • Jeudi 26 novembre 2015 à 21H50 à l’Odyssée ;
  • Dimanche 6 décembre 2015 à 20h15 à l’Odyssée, projection-débat en présence de la réalisatrice Müret  İşitmez, de Gülperi et Hasan İşitmez, les protagonistes du documentaire. Débat animé par Muharrem Koç.

Un film réalisé par une strasbourgeoise à voir le 26 novembre et le 06 décembre à l’Odyssée. L’ASTU soutient ce beau travail de Müret Isitmez qui nous permet de comprendre la trajectoire des immigrés à travers l’histoire de ses parents. Venez nombreux et nombreuses!

En savoir plus:

Proposé par l’ASTU et CALIMA dans le cadre du festival Strasbourg-Méditerranée CONCERT DE L’AMITIÉ ET DE LA PAIX ENTRE LES PEUPLES

En ouverture de cette soirée concert, Sawt Ensemble mêle la musique occidentale classique, le jazz et la musique orientale, pour accompagner la voix cristalline de la chanteuse Naziha Meftah, celle qu’on appelle l’Edith Piaf orientale.

Sawt Ensemble :
Naziha Meftah : chant
Samir Bendimered : piano et direction musicale
Alexandre Furnelle : contrebasse
Peter Schneider : percussions
Jan Rzewski : saxophones (soprano et alto)
Nicolas Draps : violon
Yassir Bousselam : violoncelle
Sofiane Negra : luth

Kardeş Türküler – les chants fraternels – est l’un des groupes-phare de la nouvelle scène turque. Il renouvelle les formes musicales traditionnelles par une interprétation et des arrangements originaux. Dès ses premiers concerts, le groupe mêle les chants en turc, en kurde, en azéri et en arménien. En Turquie, cette initiative fut aussi une prise de position politique, « vivre ensemble en fraternité », au moment où on cherchait à créer une tension entre des peuples d’origines culturelles différentes. Aujourd’hui, des chansons en laz, en géorgien, en caucasien, en tzigane ou en macédonien complètent le message universel de leur répertoire.

Kardeş Türküler :
Vedat Yildirim, Feryal Akkaya, Fehmiye Celik Bostancı : chant
Selda Ozturk : percussions, chant
Ayhan Akkaya : basse
Alican Karapınar : baglama
Diler Özer Efe : percussion
Murat Tırnak : zuma, mey
Metehan Dada : violon

 

Pour plus d’information/réservation des billets : contacter l’ASTU au 03 88 32 98 32

Formation : Comprendre les stratégies des mouvements radicaux pour lutter contre la radicalisation et l’endoctrinement des jeunes

L’ASTU propose une formation du 7 novembre 2015 au 9 janvier 2016 : Comprendre les stratégies des mouvements radicaux pour lutter contre la radicalisation et l’endoctrinement des jeunes.

Contexte :

Depuis plusieurs années, nous constatons une radicalisation des jeunes ou des moins jeunes dans une affirmation identitaire, particulièrement accentuée autour de l’Islam. Les jeunes se reconnaissent dans des causes liées au contexte national et international. Les événements de ce début d’année ont mis en lumière des clivages importants, ainsi que l’extrême complexité des enjeux.

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Télécharger le document complet de la formation en PDF

Dans de nombreux endroits les acteurs éducatifs ont été dépassés par des réactions d’élèves allant à l’encontre de l’émotion suscitée autour de Charlie Hebdo. Il apparaît que les besoins de formation sont importants car les professionnels (enseignants, animateurs, éducateurs) ne sont pas suffisamment outillés pour répondre à l’urgence des défis. Certains jeunes s’expriment dans un langage violent au quotidien. Il n’existe pas de véritables lieux d’échange dans les espaces éducatifs où les points de vue peuvent être confrontés.

Il paraît important de permettre aux jeunes de réfléchir au sens de certains propos véhiculés, au sens des affirmations identitaires, aux impacts de leur usage des réseaux sociaux.

L’importance des acquis démocratiques et de la liberté d’expression, les dangers des méthodes et systèmes totalitaires doivent pouvoir être débattus à l’école et dans les lieux fréquentés par les jeunes. Depuis plus d’un an, l’ASTU est engagée dans le collectif contre l’endoctrinement des jeunes de la Meinau (suite au départ et à la mort en Syrie de deux jeunes adultes). Ce qui nous permet d’affirmer qu’il existe un terrain propice à la propagation d’idées radicales auprès des jeunes (garçon ou filles).

Nous avons observé une radicalisation des propos et une remise en question des institutions en janvier 2014 avec la première journée de retrait de l’école contre la prétendue théorie du genre. Malheureusement cette initiative a été très suivie et relayée auprès des populations de culture musulmane.

C’est pourquoi l’ASTU s’est fortement engagée pour dénoncer le contenu des JRE, pour établir un lien entre les familles et les écoles notamment en organisant des réunions dans les établissements scolaires. Ceci nous a montré la nécessité de faire un travail avec les équipes éducatives et de faire un travail de sensibilisation auprès des familles dont les enfants présentent certaines vulnérabilités.

Suite aux événements de Charlie Hebdo, nous avons été sollicités par certains établissements scolaires pour animer des débats ou réfléchir à comment contrer les formes de radicalisation, éviter la propagation des théories du complot, et être capable de faire la différence entre information, propagande, interprétations, apologie… Lors de ces interventions, nous avons remarqué la nécessité et l’urgence de poursuivre ce travail auprès des élèves, dans une démarche qui s’appuie sur des valeurs claires qui permettent de consolider le mieux vivre ensemble et la liberté d’expression.

Public : 

A destination des professionnels (enseignants, animateurs, éducateurs, travailleurs sociaux, adulte-relais, médiateurs ) et des bénévoles associatifs.

Méthodes pédagogiques :

Nous voulons permettre aux adultes qui sont amenés à travailler avec les jeunes exposés au radicalisme d’adapter leur attitude professionnelle. A partir de leurs expériences et de leur vécu, nous chercherons à analyser les pratiques, à croiser des regards pour construire un savoir, un savoir-être, un savoir-faire. Par le biais de différents intervenants spécialisés, il s’agira de consolider les connaissances des problématiques et leur extrême complexité. Un travail d’analyse sera mené pour affiner les connaissances de l’environnement social, culturel, politique psychologique et religieux des jeunes et de leur famille. Nous chercherons à mettre à profit les apports des méthodes de pédagogie active, susceptibles d’impliquer chaque acteur pour une prise de conscience à la fois individuelle et collective afin de construire une relation éducative positive à la citoyenneté qui se distingue de l’injonction morale et préceptrice.

Coût et modalité

Cette formation est totalement financée par l’Etat en lien avec le dispositif de la prévention de la radicalisation du fonds interministériel. L’inscription est gratuite mais elle est obligatoire auprès de l’ASTU. Une attestation de présence sera délivrée à la fin de formation.

Contenu :

Samedi 7 novembre de 9h à 12h

Intervenants : Professeur Samim Akgönül et Christine Panzer

  • Définition de la problématique et analyse du contexte ;
  • Enjeux politiques, économiques, sociaux et culturels ;
  • Constats et analyses personnels et professionnels de la situation au regard des informations médiatiques et publiques.

Samedi 14 novembre de 9h à 12h

Intervenants : Docteur Bertrand Piret et Muharrem Koç

  • Processus individuel et psychologique des personnes glissant vers la radicalisation
  • De l’individu au collectif, de l’identité à l’identification : comment les jeunes s’emparent de la cause des prédateurs du jihad.

Samedi 12 décembre de 9h à 12h

Intervenants : Professeur Gilbert Vincent et Professeur Samim Akgönül,

  • Place de la religion dans les parcours de radicalisation : sacralisation contre interprétation ;
  • Connaissance des différents groupes radicaux et de leurs fonctionnements ;
  • L’islâm et sa lecture par les différents groupes ;
  • Les enjeux régionaux et la situation au Moyen Orient.

Samedi 19 décembre de 9h à 12h

Intervenant-e-s : Christine Panzer, Pierre Greib

  • Comment déconstruire les arguments fondés sur les convictions pour construire le savoir et les connaissances ;
  • L’impact des réseaux sociaux et l’analyse de l’information ;
  • Comment traiter une information et comment vérifier la source de l’information ;
  • La question des théories de complot et la gestion de la transmission de l’information.

Samedi 9 janvier 2016 de 9h à 12h

Intervenants : Haydar Kaybaki, Paul Masotta
• Quelle est la place de l’Education populaire et quelles sont les pratiques éducatives envers les jeunes concernés par la radicalisation ? Quelle est le positionnement de l’adulte (éducateur, animateur, enseignant, militant associatif…) face aux jeunes ?

Plus de renseignement auprès de l’ASTU

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ASTU – Actions Citoyennes Interculturelles 
13A, rue du Hohwald – 67000 Strasbourg
Tél. 03 88 32 98 32

Courriel: astu@astu.fr

 

(Photo © FlickR – CC)

Solidarité avec Mine Günbay parce que les valeurs qu’elle défend sont les nôtres

Un attentat sanglant et meurtrier a eu lieu le 10 octobre, à Ankara, en pleine campagne électorale, lors d’un rassemblement pour la Paix et la Démocratie. Deux bombes ont causé la mort de 100 personnes et fait des centaines de blessés.

En Turquie les élections législatives auront lieu le 1er novembre. En France les bureaux de vote sont ouverts du 8 au 25 octobre pour les résidents turcs en France et les bi-nationaux. Aller voter un 11 octobre, avec des images d’horreurs plein la tête a été un acte courageux de la part de Mine Günbay. Ce qu’elle poste sur facebook en sortant du consulat, le malaise qui l’a saisie, elle a voulu le partager avec ses amis et connaissances.

Dès le lendemain, on s’empare de ce post. Les réseaux sociaux se déchaînent. On diffuse une capture d’écran accompagnée du commentaire suivant : « déclaration scandaleuse de l’adjointe au maire ». On commence par attaquer son compte facebook. Celui-ci est fermé pendant 24 heures.

Puis on décide d’une campagne de lettres au Maire de Strasbourg pour demander la démission de Mine Günbay. Enfin, un obscur « collectif franco-turc pour la paix sociale » a lancé une pétition sur change.org réclamant lui aussi la démission de l’adjointe au maire.

Les commentaires qui accompagnent ces post sont haineux et calomnieux. C’est un déchainement de menaces, d’intimidations et d’insultes. Les organisations qui sont derrière cette agitation sont connues. Elles ont eu recours par le passé aux mêmes procédés.

Nous voulons rappeler que :

  • Mine Günbay est élue à Strasbourg et n’a jamais prétendu représenter « la communauté turque » comme le prétendent ses détracteurs ;
  • Etre élu-e ne signifie pas être silencieux-se sur les enjeux sociétaux qui peuvent toucher personnellement ;
  • Aucun texte n’interdit à un citoyen-ne ou élu-e de s’exprimer sur la politique d’un état.

Mine Günbay est une féministe engagée et courageuse, elle défend la laïcité. Ses convictions s’expriment dans son combat pour le droit de vote des étrangers, pour la démocratie locale, la lutte contre toutes les formes de discriminations. Elle est engagée pour la liberté de la presse et la liberté d’expression et de manière générale pour les Droits humains, ici et ailleurs.

Nous dénonçons fermement les attaques odieuses et la campagne diffamatoire dont elle fait l’objet. Ce sont des méthodes indignes de démocrates.

Nous sommes solidaires de Mine Günbay et nous lui exprimons tout notre soutien. Les valeurs qu’elle défend sont les nôtres.

Ci-dessous quelques extraits de la conférence de presse de Christine Panzer, présidente de l’ASTU et de Mine Günbay

Les signataires au 22 octobre 2015 :

1. ASTU (Actions citoyennes interculturelles)
2. La Cimade
3. ORIV (Observatoire régional de l’Intégration et de la Ville)
4. CALIMA (Coordination Alsacienne de l’Immigration Maghrébine)
5. AHQG (association des habitants du quartier gare)
6. ATMF (association des travailleurs maghrébins de France)
7. Association Strasbourg Méditerranée
8. Compagnie Mémoires Vives
9. Association les Sons de l’rue
10. Association La Lune
11. Association PasSages de Bischheim
12. Théâtre du Potimarron
13. SOS Femmes Solidarité
14. Fédération nationale Solidarité Femmes
15. Planning Familial
16. UDEES (Union des étudiants étrangers de Strasbourg)
17. Centre Démocratique du Peuple Kurde
18. FUAF (Fédération Union des Alévis en France)
19. L’ACORT (l’Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie)
20. UNSA Bas-Rhin
21. Ensemble !
22. Ensemble 67 !
23. Fédération du Parti socialiste du Bas-Rhin
24. Groupe socialiste et républicain de la ville de Strasbourg
25. EELV Alsace
26. Groupe local de EELV STRASBOURG
27. Groupe des élu-es écologistes et citoyens de Strasbourg
28. Groupe des élu-es écologistes et citoyens de l’Eurométropole
29. NPA
30. NPA 67
31. CCAM (Centre Culturel Amical de Metz)
32. Centre Culturel d’Anatolie Metz
33. ATTM (Association des Travailleurs de Turquie de la Moselle)
34. Association des femmes kurdes à Metz
35. CCAM (Centre Culturel des Alevis de Moselle)
36. ATTVF (Association des Travailleurs de Turquie de la Vallée de la Fensch)
37. AEC-HCA France (Assemblée européenne des citoyens)
38. CEDETIM (Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale)
39. Réseau IPAM (Initiatives pour un autre monde)
40. CRLDH (Comité pour le Respect des libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie)
41. FTCR (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives)
42. AMF (Association des Marocains de France)
43. MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples) 67
44. LDH (Ligue des Droits de l’Homme)
45. ATTAC
46. ATTAC Strasbourg
47. Les Voix Libres
48. Justice & Libertés
49. Mouvement du Nid du Bas-Rhin
50. CIDFF
51. La Station – Centre LGBTI de Strasbourg/Alsace
52. David et Jonathan
53. CEMEA Alsace
54. CASAS
55. Osez le féminisme 67
56. Coopérative politique Ecologie sociale
57. Fédération des Associations des Travailleurs et des Jeunes – DIDF
58. Turquie Européenne
59. Parti Communiste Français – PCF
60. PCF 67
61. Collectif de Taksim de Paris
62. ECVF (Élues contre les violences faites aux femmes)
63. LICRA 67
64. Maison des Potes
65. SNESUP-FSU de l’Université de Strasbourg
66. Association Parole Sans Frontière

Appel : Bienvenue aux réfugié(e)s, pour que la France devienne une vraie terre d’accueil

Depuis plus de quatre ans les drames en Méditerranée ont provoqué des milliers de morts. Pourtant, c’est un camion avec 71 cadavres et surtout une photo d’un enfant sans vie sur une plage qui ont provoqué une lame de fond d’indignation, de colère et de tristesse.

La photo d’Aylan a été un électrochoc et le déclencheur d’une première série de prises de décisions. Il faut les renforcer car les drames humains liés à la guerre en Syrie et dans la région n’ont que trop duré. Il est temps que les pays occidentaux assument leur part de responsabilité dans cette guerre. Il est temps maintenant que les politiques sécuritaires ne tenant compte que des contrôles des frontières changent. Il faut lutter contre les réseaux mafieux qui profitent de cette situation de détresse humaine. Cela  passe par la facilitation de la circulation et de l’accès aux pays européens pour la protection des réfugiés.

Aujourd’hui, il nous paraît urgent de maintenir la mobilisation des citoyens, des associations et des organisations diverses. Cela passe par l’unité, par une coordination, par la création d’espaces d’échanges afin de réfléchir collectivement aux défis que représentent la sécurité et l’accueil des réfugiés.

Nous saluons l’initiative  des villes solidaires prise par certaines municipalités dont Strasbourg.

Nous pouvons  mettre en commun nos savoirs et savoir-faire pour que tout soit mis en œuvre dans l’accompagnement des réfugiés. Cela passe par des moyens renforcés et adaptés.

Nous sommes conscients que cet accompagnement et cet accueil s’inscrivent dans  une action à long terme et que cela nécessite de notre part un engagement durable. Le rôle des associations est important.

Nous saurons donc être une force d’interpellation des collectivités publiques et de l’Etat afin de demander des moyens pour faciliter et raccourcir le temps des démarches administratives et de l’installation en France. Il faut que la France devienne un vrai pays d’accueil.

Notre engagement pour les réfugiés ne signifie pas que nous fermons les yeux sur les situations dramatiques que connaissent en France les SDF, les solliciteurs d’asile ou les mineurs isolés. Il n’est pas question d’établir des priorités ou une hiérarchie dans nos combats. Beaucoup d’entre nous sont d’ailleurs déjà engagés auprès d’eux

Par notre  engagement, nous voulons aussi dénoncer les discours de haine et de rejet qui sont particulièrement virulents.

Pour nous l’accueil des réfugiés s’inscrit dans une logique humaniste et de défense des droits humains.

La peur et l’indifférence de nos sociétés à la souffrance et à la détresse des personnes fuyant la guerre et la misère, doivent laisser la place à la solidarité et à la responsabilité collective et citoyenne.

En disant bienvenue aux réfugié(e)s, nous affirmons notre volonté d’agir ensemble pour une société plus juste et plus solidaire.

Strasbourg le 8 septembre 2015

Premier(e)s signataires :

ASTU (actions citoyennes interculturelles )- Les Francas – la Cimade – Planning Familial- Maison des Potes – Themis – ORIV- Comite des peuples – ARES