Communiqué de l’ASTU Profanation du cimetière juif de Westhoffen

Encore une fois notre indignation et notre colère sont grandes et nous tenons à exprimer notre vive émotion. 

Avec plus d’une centaine de tombes profanées, il ne s’agit pas d’un acte banal qui s’ajoute à la très longue liste d’inscriptions racistes sur les murs de nos villages ou cités.

Il nous paraît plus qu’urgent de dénoncer clairement l’idéologie d’extrême droite qui se profile derrière tous ces tags. 

Il s’agit de gestes clairs, aux références affirmées à des courants de pensée suprématiste et néo-nazie. Leurs adhérents et sympathisants n’ont plus peur de se montrer.

Il nous paraît plus qu’urgent d’opposer à cela une résistance claire afin de défendre les valeurs auxquelles nous sommes attaché·e·s. Cela passe par des poursuites pénales certes mais aussi par un travail d’éducation auprès des enfants et des jeunes pour déconstruire les préjugés, les discours et les idéologies de haine. 

Plus que jamais mobilisons-nous pour lutter le racisme et l’antisémitisme. ASTU 4 décembre 2019

Communiqué de l’ASTU : Attentat contre la mosquée de Bayonne

Pas une semaine ne passe sans attaque raciste et xénophobe.
Le 28 octobre un pas a été franchi avec cet attentat contre la mosquée de Bayonne. Il s’agit d’un acte volontaire, préparé et ciblé. L’auteur affirme depuis de nombreuses années haut et fort ses convictions racistes et suprématistes et son engagement dans le mouvement d’extrême droite. Cet attentat s’ajoute à une liste bien trop longue d’actes criminels qui visent des personnes en raison de leur croyance religieuse et des lieux de cultes.

Nos pensées vont aux victimes et à leur famille et à leurs ami•e•s.

Plus que jamais il nous faut raison garder et éviter amalgames et raccourcis. Le terrorisme quel qu’il soit met en péril la démocratie. Le terrorisme d’extrême droite représente un énorme danger. Ce que nous ont cruellement rappelé les événements de Nouvelle Zélande ou de Halle notamment.

Plus que jamais et notamment à l’approche d’une échéance électorale, nous invitons les groupes politiques soucieux d’une société démocratique et laïque à ne pas céder au populisme identitaire et aux discours de l’extrême droite. Plus que jamais nous attendons des médias de ne pas être utilisés par les crieur•se•s de haine comme tribune pour diffuser leur idéologie.
Plus que jamais nous attendons des mesures pour protéger les populations ciblées.

Résistons à cette ambiance délétère, stigmatisante et discriminatoire. Mobilisons nous pour une société qui dépasse les questions de clivages et d’appartenances et refuse les discours de haine et de rejet.

ASTU ACTIONS CITOYENNES INTERCULTURELLES

Strasbourg, le 29 octobre 2019

Il faut arrêter cette violence !

Depuis longtemps, nous observons avec beaucoup d’inquiétude et d’indignation des actes discriminatoires envers des populations de culture musulmane. Ces derniers jours ont encore été marqués par des propos, des discours et des actes d’une extrême violence.

Des groupes qui n’existent qu’à travers la haine et le rejet de l’autre en entretenant consciemment les clivages identitaires ont réussi à polluer encore une fois le contexte politique et le débat public.

Interpeller des femmes, mère d’élèves, accompagnatrices de sorties scolaires, parce qu’elles portent le foulard, leur signifier qu’elles ne sont pas à leur place et qu’elles menacent la laïcité c’est mettre en péril le principe même de l’égalité des droits et de la laïcité.

Nul ne peut utiliser les valeurs de la laïcité pour stigmatiser et exclure une partie des populations. Cette conception de la laïcité utilisée comme un argument politique par des individus ou des groupes pour viser des populations de cultures musulmanes est vidée de son sens à la fois historique et politique.

L’émancipation, l’autonomie de jugement et la séparation des affaires publiques et des convictions religieuses qui constituent le fondement de la laïcité, s’opposent à ces actes discriminatoires. La laïcité c’est aussi l’adhésion des individus aux principes de l’égalité et de traitement quelques soient leurs croyances.

Nous refusons d’accepter que le traitement de véritables difficultés sociales et économiques passe au second plan à cause de l’acharnement envers les membres d’une population du fait de leur appartenance. Nous ne pouvons pas accepter que les causes portées contre les inégalités, notamment par le mouvement des gilets jaunes, soient transformées en une affaire de haine et de stigmatisation d’une partie de nos populations.  Il faut résister à cette ambiance délétère, stigmatisante et discriminatoire. Il faut se mobiliser pour une société qui dépasse les questions de clivages et d’appartenances et refuse les discours de haine et de rejet.

De tels actes, comportements ou discours ne font que renforcer les fractures et les fragilités qui facilite l’émergence de groupes intégristes, identitaires, et destructeurs.

Non, nous ne céderons pas à la vision réductrice d’une guerre des civilisations, des religions ou des ethnies. Nous poursuivrons notre engagement pour l’égalité des droits, pour les libertés et pour l’émancipation. Nous continuerons d’agir au nom de ces principes pour éviter de tomber dans l’obscurité et dans la haine.

A l’approche d’une échéance électorale, nous invitons tous les groupes politiques soucieux d’une société démocratique et laïque à ne pas céder au populisme identitaire et aux discours de l’extrême droite. Nous attendons des médias de ne pas être utilisés par les crieur·se·s de haine comme tribune pour diffuser leur idéologie.  

Enfin, nous exprimons notre solidarité avec les victimes et dénonçons avec la plus grande fermeté les responsables de ces actes discriminatoires et haineux !

ASTU – Actions citoyennes interculturelles  

Comprendre les stratégies des mouvements intégristes et identitaires pour lutter contre l’endoctrinement des jeunes et des adultes

 

Faisant suite aux précédentes formations ainsi qu’à certaines demandes exprimées de la part des partenaires, nous proposons une nouvelle session de formation intitulée « Comprendre les stratégies des mouvements intégristes et identitaires pour lutter contre l’endoctrinement des jeunes et des adultes » qui aura lieu pendant les quatre jours : 29 mars, 04, 10, 17 avril.

Dans un contexte international instable avec la monté inquiétante des affirmations identitaires et des discours de  haine, il nous semble important de mettre à profit les apports théoriques et méthodologiques dans une démarche participative afin  de construire une approche éducative de prévention de l’endoctrinement et de repli sur soi.

Depuis les événements de l’année 2015 et les attentas qui ont marqué l’ensemble de notre société, nous avons souhaité proposer des temps de réflexions et d’analyses afin de comprendre les causes de basculements des jeunes et des adultes dans une affirmation identitaire meurtrière et suicidaire.

En tant que professionnels et/ou militants de l’éducation populaire et de la vie sociale, culturelle et éducative, nous sommes amené-e-s à interroger nos pratiques pour proposer, innover et créer d’autres perspectives.

Vous trouverez ci-joint la présentation de la formation que vous pourriez diffuser auprès de vos salariés et militants.

Cette formation sera limitée à 26 personnes. Pour une meilleure cohésion de groupe, la présence des participants à toutes les séances est souhaitable.

Pour les inscriptions merci de nous envoyer un mail à l’ASTU astu@astu.fr  en précisant, le nom, le prénom, la structure, la fonction au sein de la structure, l’adresse, le numéro de téléphone et le courriel. Une confirmation de votre inscription vous sera envoyée.

Dix ans après nous n’avons pas oublié Hrant Dink et nous ne l’oublierons pas !

Le 19 janvier 2007, il y a dix ans, le journaliste et rédacteur en chef d journal AGOS, Hrant Dink a été lâchement assassiné devant les locaux du journal.

Il a été tué par ce qu’il était arménien, parce qu’il cherchait à éclairer une période obscure de l’histoire de son pays et traiter le traumatisme des populations, parce qu’il rêvait une société plus juste,  parce qu’il militait pour la paix et pour les libertés…

Le tireur a été arrêté mais nous ne savons toujours pas qui étaient les véritables commanditaires de son assassinat.

Les questions concernant l’assassinat de Hrant Dink ne trouvent toujours pas des réponses malgré le procès qui dure depuis dix ans.  Il y a plusieurs fonctionnaires de l’Etat  concernés par ce crime et à ce jour, il est difficile d’avancer dans le procès avec une transparence concernant les responsabilités des autorités.

Dix ans après et malgré l’aggravation de la situation en Turquie l’espoir de Hrant Dink est toujours porté par d’autres. Nous n’oublierons pas  notre ami Hrant Dink !

En 2017 nous continuerons à lutter contre les ennemis de l’espoir

Avec 39 morts et 65 blessés, la fête a viré au cauchemar  à Istanbul à l’aube de la nouvelle année.

Comme à Orlando, comme au Bataclan, comme à Berlin, ils ont voulu étouffer la danse, la fête, la musique, la joie d’être ensemble et les rires.

Nos pensées vont aux victimes, à leurs familles et à leurs ami-e-s. Nos pensées vont à Istanbul et à ses habitants encore une fois touchés par la terreur.

A l’aube de cette nouvelle année, nous voulons réaffirmer que la solidarité, la liberté d’expression et de conscience, la laïcité, l’égalité des hommes et des femmes, le rejet de toute forme de discriminations sont des valeurs essentielles et non négociables.

Nous continuerons à agir pour lutter contre l’obscurantisme et les idéologies fascisantes des auteurs de ces attentats.

Nous continuerons à dénoncer le repli identitaire, le rejet de l’autre, les amalgames et les attitudes complaisantes. Nous ne pouvons comprendre la jouissance inhumaine de ceux et celles qui manifestent leur joie ou leur indifférence face à ces atrocités.

Nous continuerons à agir pour un monde plus juste et plus solidaire.  Nous continuerons à croire que l’éducation, le développement de l’esprit critique, la culture et les arts sont sont des moyens bien plus utiles dans la lutte contre l’obscurantisme et la haine.

Nous continuerons à affirmer que l’ouverture au monde, à la diversité des identités et des cultures est une richesse.

En 2017, en dépit et malgré tout nous continuerons à  lutter, à débattre, à  faire la fête et et  à danser pour que l’espoir ne meure pas !

Strasbourg, le 2 janvier 2017

 

Les ennemis

 

Ils sont les ennemis de l’espoir ma bien-aimée

De l’eau qui ruisselle, de l’arbre à la saison des fruits,

            de la vie qui pousse et s’épanouit.

Car leur front marqué du sceau de la mort,

            – dent pourrie,  chair décomposée –

            ils vont disparaître à jamais.

Et bien, sûr ma bien-aimée, bien sûr,

            Sans maître et sans esclaves

Ce beau pays deviendra un jardin fraternel!

Et dans ce beau pays la liberté

Ira de long en large

                     Magnifiquement vêtue

                              de son bleu de travail.

Ils sont les ennemis de Redjeb, tisserand à Brousse,

Les ennemis de Hassan, ajusteur à l’usine de Karabuk,

Les ennemis de la vielle Hatdjen , la paysanne pauvre,

Les ennemis de Suleyman, l’ouvrier agricole,

Les ennemis de l’homme que je suis, que tu es,

Les ennemis de l’homme qui pense.

Mais la patrie est la maison de ces gens-là,

Ils sont donc ennemis de la patrie, ma bien-aimée.

 

Nos bras sont des branches chargées de fruits,

L’ennemi les secoue, l’ennemi nous secoue jour et nuit,

Et pour nous dépouiller plus facilement, plus tranquillement,

Il ne met plus la chaîne à nos pieds,

Mais à la racine même de nos têtes, ma bien-aimée.

 

Nâzim HIKMET                  In. POEMES. 1948.

Communiqué de presse – Faire front partout contre la barbarie et l’idéologie de la haine !

A Orlando  aux Etats-Unis, c’est  une boite gay qui a été la cible d’un attentat abject faisant 50 morts et 53 blessé-e-s. Il s’agit d’un acte homophobe de la pire espèce. Cela prouve encore une fois que les homosexuel-le-s sont particulièrement soumis-e-s  aux violences commises par des groupes fascistes et intégristes. Des Nazis à Daesh, les meurtres commis au nom de l’homophobie sont des crimes contre l’Humanité.

Nous condamnons cet acte terroriste. Nous exprimons notre sympathie aux familles des victimes, aux militants et militantes de la cause LGBT et aux survivant-e-s de cet acte barbare.

Quelles que soient nos différences et où que nous soyons, nous devons faire front. Nous appelons à tout mettre en œuvre pour que les idéologies fascistes et obscurantistes qui nourrissent de tels actes soient combattues.

L’ASTU sera présente au rassemblement en hommage aux victimes à Strasbourg le 14 juin à 20 h Place Kleber.

Strasbourg, le 13 juin 2016

La Présidente,

Christine Panzer

Appel : Bienvenue aux réfugié(e)s, pour que la France devienne une vraie terre d’accueil

Depuis plus de quatre ans les drames en Méditerranée ont provoqué des milliers de morts. Pourtant, c’est un camion avec 71 cadavres et surtout une photo d’un enfant sans vie sur une plage qui ont provoqué une lame de fond d’indignation, de colère et de tristesse.

La photo d’Aylan a été un électrochoc et le déclencheur d’une première série de prises de décisions. Il faut les renforcer car les drames humains liés à la guerre en Syrie et dans la région n’ont que trop duré. Il est temps que les pays occidentaux assument leur part de responsabilité dans cette guerre. Il est temps maintenant que les politiques sécuritaires ne tenant compte que des contrôles des frontières changent. Il faut lutter contre les réseaux mafieux qui profitent de cette situation de détresse humaine. Cela  passe par la facilitation de la circulation et de l’accès aux pays européens pour la protection des réfugiés.

Aujourd’hui, il nous paraît urgent de maintenir la mobilisation des citoyens, des associations et des organisations diverses. Cela passe par l’unité, par une coordination, par la création d’espaces d’échanges afin de réfléchir collectivement aux défis que représentent la sécurité et l’accueil des réfugiés.

Nous saluons l’initiative  des villes solidaires prise par certaines municipalités dont Strasbourg.

Nous pouvons  mettre en commun nos savoirs et savoir-faire pour que tout soit mis en œuvre dans l’accompagnement des réfugiés. Cela passe par des moyens renforcés et adaptés.

Nous sommes conscients que cet accompagnement et cet accueil s’inscrivent dans  une action à long terme et que cela nécessite de notre part un engagement durable. Le rôle des associations est important.

Nous saurons donc être une force d’interpellation des collectivités publiques et de l’Etat afin de demander des moyens pour faciliter et raccourcir le temps des démarches administratives et de l’installation en France. Il faut que la France devienne un vrai pays d’accueil.

Notre engagement pour les réfugiés ne signifie pas que nous fermons les yeux sur les situations dramatiques que connaissent en France les SDF, les solliciteurs d’asile ou les mineurs isolés. Il n’est pas question d’établir des priorités ou une hiérarchie dans nos combats. Beaucoup d’entre nous sont d’ailleurs déjà engagés auprès d’eux

Par notre  engagement, nous voulons aussi dénoncer les discours de haine et de rejet qui sont particulièrement virulents.

Pour nous l’accueil des réfugiés s’inscrit dans une logique humaniste et de défense des droits humains.

La peur et l’indifférence de nos sociétés à la souffrance et à la détresse des personnes fuyant la guerre et la misère, doivent laisser la place à la solidarité et à la responsabilité collective et citoyenne.

En disant bienvenue aux réfugié(e)s, nous affirmons notre volonté d’agir ensemble pour une société plus juste et plus solidaire.

Strasbourg le 8 septembre 2015

Premier(e)s signataires :

ASTU (actions citoyennes interculturelles )- Les Francas – la Cimade – Planning Familial- Maison des Potes – Themis – ORIV- Comite des peuples – ARES

 

« Comprendre les discriminations, ses mécanismes, son impact et comment agir »

Dans le cadre de la Semaine de l’Egalité et de Lutte contre les Discriminations, l’ASTU (Actions citoyennes interculturelles) consacre son petit-déjeuner mensuel à un temps d’échange autour du thème :

« Comprendre les discriminations, ses mécanismes, son impact et comment agir »

le dimanche 04 octobre 2015 de 9h30 à 11h30 à la Résidence des Arts 13a, rue du Hohwald 67000 Strasbourg.

Qui ne s’est jamais senti victime d’une discrimination ? Quel est l’impact d’une discrimination sur notre attitude quotidienne. Comment (ré)agir lorsque nous y sommes confrontés ?

A partir des témoignages des participants, nous essaierons de décoder les mécanismes de l’acte de discriminations pour dégager des moyens susceptibles d’y faire face.

De l’individuel au collectif, comment pouvons-nous réfléchir pour trouver des stratégies de lutte contre les discriminations ?

Ce sera l’occasion de partager nos vécus et nos expériences.

Entrée libre au débat

Participation de 4€ pour les adultes/3€ pour les enfants pour le petit-déjeuner.