image-pour-site-for-rad

Date et durée

10, 21, 28 novembre, 5 décembre 2016

4 journées soit 24 heures, 8 séances de 3 heures

 

Lieu

La formation aura lieu dans les locaux de l’ASTU

13a, rue du Hohwald 67000 Strasbourg

 

Objectifs :

Comprendre les stratégies des mouvements djihadistes pour lutter contre le formatage et l’endoctrinement des jeunes

 

Comprendre les différents courants des mouvements religieux intégristes afin de mieux analyser leurs stratégies de recrutement

 

Identifier les causes et le processus psychologique et social de l’endoctrinement

 

S’approprier des méthodes pédagogiques et éducatives pour œuvrer auprès de jeunes et d’adultes

 

Analyser sa place et sa posture en tant qu’adulte dans le travail auprès des jeunes

 

Public Visé

A destination des professionnels (enseignants, animateurs, éducateurs, travailleurs sociaux, adulte-relais, médiateurs) et des bénévoles.

 

Coût et modalités

Cette formation est totalement financée par l’Etat en lien avec le dispositif de la prévention de la radicalisation du fonds interministériel. L’inscription est gratuite mais pour l’assistance aux séances est obligatoire auprès de l’ASTU. Une attestation sera délivrée.

 

Contact et Inscriptions

ASTU

Muharrem Koç

astu@astu.fr

Tel: 03 88 32 98 32

 

Les intervenants

Samim Akgönül, historien et politologue, chercheur à la MISHA

Bertrand Piret, psychiatre et psychanalyste

Pierre Greib, professeur agrégé d’histoire à la retraite, militant associatif

Christine Panzer, professeure des écoles, Présidente de l’ASTU

Gilbert Vincent, professeur de philosophie à la retraite de la faculté de théologie de l’Université de Strasbourg, Président de la JEEP

Joëlle Braeuner, formatrice « genre et égalité » et doctorante en études de genre à l’Université Paris 8 et sociologie à l’UQAM (Université du Québec à Montréal)

Paul Masotta, Psychologue, Psychanalyste, Enseignant à la retraite de l’École Supérieure en travail éducatif de Strasbourg

Haydar Kaybaki, Educateur spécialisé, militant associatif de l’ASTU

Muharrem Koç, Directeur de l’ASTU, responsable de la formation.

 

Contenus et déroulement

Jeudi 10 novembre- séance 1 et 2

9h à 12h : Définition de la problématique, analyse du contexte, enjeux sociaux, culturels et politiques, par

Samim Akgönül.

14h à 17h : Processus individuel et psychologique des personnes dites « radicalisées », violences des mouvements djihadistes et violences symboliques, liens entre les problèmes politiques et psychologiques et formes d’identifications par Bertrand Piret.

 

Lundi 21 novembre – séance 3 et 4

9h à 12h : Comment les mouvements intégristes ont évolué dans l’Histoire ? Utilisation de la religion comme source de conflits et les différentes périodes marquées par des affirmations identitaires. Les Mouvements djihadistes et motivations par Pierre Greib.

 

14h à 17h : Prévention : quelles questions se poser ? Quels sont les apports de l’analyse féministe dans la lutte contre la radicalisation conduisant à la violence ? Par Joëlle Braeuner.

 

Lundi 28 novembre – séance 5 et 6

9h à 12h : Place de la religion dans les parcours de radicalisation : sacralisation contre interprétation ; connaissance des différents groupes radicaux et de leurs fonctionnements, par Gilbert Vincent.

 

14h à 17h : Comment analyser le discours des djihadistes du point de vu des médias ? impact des réseaux sociaux et analyse de l’information. Comment traiter une information et vérifier sa source ? La question des théories de complot et la gestion de la transmission de l’information ? par Christine Panzer.

 

 

Lundi 05 décembre – séance 7 et 8

9h à 12h : Quelle est la place de l’Education et quelle est le rôle de l’adulte et de son positionnement face aux jeunes ? Quelles réponses apporter aux discours des jeunes tentés par le discours et la théorie des groupes radicaux ? par Paul Masota.

 

14h à 17h : Quelle est la place de l’Education populaire et quelles sont les pratiques éducatives envers les jeunes concernés par la radicalisation ? Quelle est le positionnement de l’adulte (éducateur, animateur, enseignant, militant associatif…) face aux jeunes ? Quelles actions concrètes de la prévention de radicalisation ? par Haydar Kaybaki.

 

Contexte

Le contexte international, national et local nous interpelle dans notre quotidien car les formes d’expressions politiques sont construites sur les clivages identitaires et d’appartenances. Il faut sans cesse se positionner selon des discours et images à la fois médiatiques et terrifiantes.

 

Entre le stigmate attribué aux uns et l’approbation des identifications des autres, l’ensemble de nos sociétés traverse une réelle crise de repères et de valeurs communes. Ainsi, avec une grande inquiétude nous constatons des jeunes ou des moins jeunes s’enfermer dans une affirmation identitaire, particulièrement accentuée autour de l’Islam mais aussi des mouvements de l’extrême droite. Certains se reconnaissent dans des causes liées au contexte national et international et d’autres dans les angoisses et craintes socioéconomiques et socioculturelles. Les événements de ces dernières d’années ont mis en lumière des clivages importants, ainsi que l’extrême complexité des enjeux. Dans de nombreuses situations les acteurs éducatifs ont été dépassés par les réactions des élèves ou des jeunes qui manifestaient une aptitude contradictoire à l’encontre de l’émotion suscitée autour de Charlie Hebdo et des attentats qui ont suivis. Il apparaît que les besoins de formation sont importants car les professionnels (enseignants, éducateurs) ne sont pas suffisamment outillé.e.s pour répondre à l’urgence des défis.

 

Il n’existe pas de véritables lieux d’échange dans les espaces éducatifs où les points de vue, parfois violents ou controversés, peuvent être confrontés. Il paraît important de permettre aux jeunes de réfléchir au sens de certains propos véhiculés, au sens des affirmations identitaires, aux impacts de leur usage des réseaux sociaux. L’importance des acquis démocratiques et de la liberté d’expression, les dangers des méthodes et systèmes totalitaires doivent pouvoir être débattus à l’école et dans les lieux fréquentés par les jeunes.

 

Suite aux événements de 2015, l’ASTU a été sollicitée par des établissements scolaires pour animer des débats ou réfléchir à comment contrer les formes de radicalisation, éviter la propagation des théories du complot, et être capable de faire la différence entre information, propagande, interprétations, apologie… Lors de ces interventions, nous avons remarqué la nécessité et l’urgence de poursuivre ce travail auprès des élèves, dans une démarche qui s’appuie sur des valeurs claires qui permettent de consolider le mieux vivre ensemble et la liberté d’expression.

 

Préalablement il nous faut accepter que la situation à laquelle nous sommes confrontés est la conséquence d’un échec collectif. Educateurs, animateurs, enseignants, élus et représentants des politiques publiques : nous sommes amené.e.s à comprendre, à analyser et à redéfinir nos pratiques afin d’avoir une démarche éducative cohérente et constructive.

 

Nous savons qu’il existe actuellement de nombreuses initiatives pour faire face aux enjeux éducatifs et à la prévention. De notre côté, nous proposons depuis deux ans des séances de formation pour mieux comprendre la problématique et adapter nos pratiques aux exigences d’un travail éducatif. Au-delà d’une prétention de tenir des propos de vérités, nous espérons élargir notre manière d’analyse et de compréhension des sujets relatifs à nos questionnements.

 

Nous voulons permettre aux adultes qui sont amenés à travailler avec les jeunes exposés au discours djihadistes et essentialistes d’adapter leur attitude professionnelle. A partir de leurs expériences et de leur vécu, nous chercherons à analyser les pratiques, à croiser des regards pour construire un savoir, un savoir-être, un savoir-faire. Par le biais de différent.e.s intervenant.e.s spécialisé.e.s, il s’agira de consolider les connaissances des problématiques et leur extrême complexité. Un travail d’analyse sera mené pour affiner les connaissances de l’environnement social, culturel, politique psychologique et religieux des jeunes et de leur famille. Nous chercherons à mettre à profit les apports des méthodes de pédagogie active, susceptibles d’impliquer chaque acteur.rice pour une prise de conscience à la fois individuelle et collective afin de construire une relation éducative positive à la citoyenneté qui se distingue de l’injonction morale et préceptrice.

 

 

Bulletin d’inscription  :

 

 

NOM : ……………………………………………………….

Prénom : ……………………………………………………..

Structure : ……………………………………………………

Fonction au sein de la structure :…………………………………………………………

Adresse : ……………………………………………………………………………………………………………………………………

Téléphone : ……………………………………………………

Fax : ……………………………………………………………

Courriel : ………………………………………………………

 

 

Pour vous inscrire :

 

Renvoyer le bulletin d’inscription complété avant le 07 novembre 2016 à l’adresse suivante : astu@astu.fr