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Strasbourg ensemble et solidaire

Depuis janvier 2015, nous avons eu à exprimer notre solidarité et notre compassion à de nombreuses victimes d’attentats commis dans différentes villes du monde.

Aujourd’hui les mots nous manquent pour exprimer l’horreur qui nous touche. C’est le cœur particulièrement serré que nous avons une pensée pour les victimes de l’attentat de Strasbourg, leurs familles et leurs proches.

Strasbourg notre ville d’origine ou d’adoption, ville de cœur, ville ouverte, capitale des droits humains, symbole de paix et d’amitié qui a su surmonter tant de fois un destin tragique, a été touchée en plein cœur par le fanatisme et l’obscurantisme.

Le temps est au deuil et au recueillement.

Mais nous ne baissons pas les bras car Il faut continuer le combat contre les ennemis de la démocratie et de la liberté.

Si le désir des fanatiques religieux et identitaires est de nous faire vaciller dans nos convictions, nous leur disons plus que jamais que nous ne lâcherons rien sur nos valeurs et notre engagement à vivre ensemble.

Si certain·es n’hésitent pas à attiser la haine en cherchant à instrumentaliser les faits, nous réaffirmons que les valeurs de liberté, de démocratie et de solidarité ne sont pas négociables.

Conscient·es de la gravité de l’instant et des défis à venir, nous relevons la tête, nous n’avons pas peur, nous résistons pour continuer à vivre, uni·es et solidaires.

ASTU Actions citoyenne interculturelles – Strasbourg, le 12 décembre 2018.

STOP AUX DISCOURS DE HAINES ET ACTES RACISTES !

Aujourd’hui encore des tags à caractère raciste et antisémite sur la permanence du député de la 3ème circonscription du Bas-Rhin nous mettent en colère. 

Cet événement que nous condamnons fermement s’ajoute à une liste longue d’événements similaires ces dernières semaines et mois.

Des tags racistes et haineux se découvrent malheureusement partout en Alsace, ils visent des élus, des lieux de culte, des associations, des sépultures. Nous condamnons fermement ces attaques racistes inspirées par l’idéologie d’extrême droite.

Alors même qu’un mouvement populaire mène une lutte sociale, certains essayent de la polluer par des actes racistes, anti sémites, xénophobes et fascisant. Les clivages sociaux et politiques ne doivent pas être pollués par les clivages identitaires et la haine des autres.

Nous sommes inquiet.e.s par la tournure que prennent les événements et nous en appelons à la vigilance.

Plus que jamais il nous faut redoubler d’effort pour agir contre ces discours de haines à travers les actions éducatives, culturelles et sociales.

Et il est plus que jamais nécessaire de poursuivre un travail de mémoire notamment auprès des jeunes générations afin d’éviter la banalisation de l’obscurantisme et du fascisme.

La Présidente,

Christine Panzer

 

Comprendre les stratégies des mouvements intégristes et identitaires pour lutter contre l’endoctrinement des jeunes et des adultes

 

Faisant suite aux précédentes formations ainsi qu’à certaines demandes exprimées de la part des partenaires, nous proposons une nouvelle session de formation intitulée « Comprendre les stratégies des mouvements intégristes et identitaires pour lutter contre l’endoctrinement des jeunes et des adultes » qui aura lieu pendant les quatre jours : 29 mars, 04, 10, 17 avril.

Dans un contexte international instable avec la monté inquiétante des affirmations identitaires et des discours de  haine, il nous semble important de mettre à profit les apports théoriques et méthodologiques dans une démarche participative afin  de construire une approche éducative de prévention de l’endoctrinement et de repli sur soi.

Depuis les événements de l’année 2015 et les attentas qui ont marqué l’ensemble de notre société, nous avons souhaité proposer des temps de réflexions et d’analyses afin de comprendre les causes de basculements des jeunes et des adultes dans une affirmation identitaire meurtrière et suicidaire.

En tant que professionnels et/ou militants de l’éducation populaire et de la vie sociale, culturelle et éducative, nous sommes amené-e-s à interroger nos pratiques pour proposer, innover et créer d’autres perspectives.

Vous trouverez ci-joint la présentation de la formation que vous pourriez diffuser auprès de vos salariés et militants.

Cette formation sera limitée à 26 personnes. Pour une meilleure cohésion de groupe, la présence des participants à toutes les séances est souhaitable.

Pour les inscriptions merci de nous envoyer un mail à l’ASTU astu@astu.fr  en précisant, le nom, le prénom, la structure, la fonction au sein de la structure, l’adresse, le numéro de téléphone et le courriel. Une confirmation de votre inscription vous sera envoyée.

NEIGE de Orhan Pamuk au TNS du 1er au 15 février 2017

Photo le crédit : ®FERNANDEZJeanLouis

TNS Théâtre National de Strasbourg propose Neige de l’écrivain turc Orhan Pamuk – prix Nobel de littérature au TNS avec la mise en scène de Waddah Saab du 1er au 15 février 2017. Une soirée rencontre avec l’auteur animéee par Wadda Saab aura lmieu le lundi 6 février à 20h Salle Koltès

NEIGE

RÉSUMÉ

Le poète Ka revient en Turquie après douze années d’exil en Allemagne. Recruté par un journal d’Istanbul, il part enquêter sur le suicide de jeunes femmes voilées à Kars. Dans cette ville frontière, où le parti islamiste semble sur le point de remporter les élections municipales, Ka espère aussi retrouver la belle Ípek, qui vient de divorcer. La neige qui s’abat sur Kars, bloquant tous les accès vers l’extérieur, en fait le théâtre de tous les possibles.

Adapté par Blandine Savetier et Waddah Saab, le roman Neige de l’écrivain turc Orhan Pamuk − prix Nobel de littérature − allie théâtralité et profondeur de pensée, créant un véritable espace de rencontre entre l’Orient et l’Occident…

Blandine Savetier a beaucoup voyagé et vécu à l’étranger (Europe, États-Unis, Moyen-Orient et Afrique). Elle revendique un théâtre de la pensée en prise avec les questions qui agitent le monde contemporain, et place l’acteur au centre de son travail. Elle a mis en scène des textes de Samuel Beckett, Thomas Bernhard, Jean Genet, Henri Michaux, Fernando Pessoa, Dylan Thomas, Jean-Pierre Siméon, Henning Mankell, Carole Fréchette. En 2014, elle a créé au TNS Love and Money de Dennis Kelly.

Dix ans après nous n’avons pas oublié Hrant Dink et nous ne l’oublierons pas !

Le 19 janvier 2007, il y a dix ans, le journaliste et rédacteur en chef d journal AGOS, Hrant Dink a été lâchement assassiné devant les locaux du journal.

Il a été tué par ce qu’il était arménien, parce qu’il cherchait à éclairer une période obscure de l’histoire de son pays et traiter le traumatisme des populations, parce qu’il rêvait une société plus juste,  parce qu’il militait pour la paix et pour les libertés…

Le tireur a été arrêté mais nous ne savons toujours pas qui étaient les véritables commanditaires de son assassinat.

Les questions concernant l’assassinat de Hrant Dink ne trouvent toujours pas des réponses malgré le procès qui dure depuis dix ans.  Il y a plusieurs fonctionnaires de l’Etat  concernés par ce crime et à ce jour, il est difficile d’avancer dans le procès avec une transparence concernant les responsabilités des autorités.

Dix ans après et malgré l’aggravation de la situation en Turquie l’espoir de Hrant Dink est toujours porté par d’autres. Nous n’oublierons pas  notre ami Hrant Dink !

En 2017 nous continuerons à lutter contre les ennemis de l’espoir

Avec 39 morts et 65 blessés, la fête a viré au cauchemar  à Istanbul à l’aube de la nouvelle année.

Comme à Orlando, comme au Bataclan, comme à Berlin, ils ont voulu étouffer la danse, la fête, la musique, la joie d’être ensemble et les rires.

Nos pensées vont aux victimes, à leurs familles et à leurs ami-e-s. Nos pensées vont à Istanbul et à ses habitants encore une fois touchés par la terreur.

A l’aube de cette nouvelle année, nous voulons réaffirmer que la solidarité, la liberté d’expression et de conscience, la laïcité, l’égalité des hommes et des femmes, le rejet de toute forme de discriminations sont des valeurs essentielles et non négociables.

Nous continuerons à agir pour lutter contre l’obscurantisme et les idéologies fascisantes des auteurs de ces attentats.

Nous continuerons à dénoncer le repli identitaire, le rejet de l’autre, les amalgames et les attitudes complaisantes. Nous ne pouvons comprendre la jouissance inhumaine de ceux et celles qui manifestent leur joie ou leur indifférence face à ces atrocités.

Nous continuerons à agir pour un monde plus juste et plus solidaire.  Nous continuerons à croire que l’éducation, le développement de l’esprit critique, la culture et les arts sont sont des moyens bien plus utiles dans la lutte contre l’obscurantisme et la haine.

Nous continuerons à affirmer que l’ouverture au monde, à la diversité des identités et des cultures est une richesse.

En 2017, en dépit et malgré tout nous continuerons à  lutter, à débattre, à  faire la fête et et  à danser pour que l’espoir ne meure pas !

Strasbourg, le 2 janvier 2017

 

Les ennemis

 

Ils sont les ennemis de l’espoir ma bien-aimée

De l’eau qui ruisselle, de l’arbre à la saison des fruits,

            de la vie qui pousse et s’épanouit.

Car leur front marqué du sceau de la mort,

            – dent pourrie,  chair décomposée –

            ils vont disparaître à jamais.

Et bien, sûr ma bien-aimée, bien sûr,

            Sans maître et sans esclaves

Ce beau pays deviendra un jardin fraternel!

Et dans ce beau pays la liberté

Ira de long en large

                     Magnifiquement vêtue

                              de son bleu de travail.

Ils sont les ennemis de Redjeb, tisserand à Brousse,

Les ennemis de Hassan, ajusteur à l’usine de Karabuk,

Les ennemis de la vielle Hatdjen , la paysanne pauvre,

Les ennemis de Suleyman, l’ouvrier agricole,

Les ennemis de l’homme que je suis, que tu es,

Les ennemis de l’homme qui pense.

Mais la patrie est la maison de ces gens-là,

Ils sont donc ennemis de la patrie, ma bien-aimée.

 

Nos bras sont des branches chargées de fruits,

L’ennemi les secoue, l’ennemi nous secoue jour et nuit,

Et pour nous dépouiller plus facilement, plus tranquillement,

Il ne met plus la chaîne à nos pieds,

Mais à la racine même de nos têtes, ma bien-aimée.

 

Nâzim HIKMET                  In. POEMES. 1948.

Communiqué de presse La Turquie a une fois encore été touchée par un attentat sanglant faisant 44 morts et des centaines de blessés.

La Turquie a une fois encore été touchée par un attentat sanglant faisant  44 morts et des centaines de blessés. Celui-ci a été revendiqué par le TAK (les Faucons de la liberté du Kurdistan).

Nous dénonçons et condamnons sans concession ces attentats quels que soient leurs auteurs et leurs motivations.

Rien ne peut justifier une telle horreur. Aucune vie humaine ne doit être sacrifiée au nom d’une quelconque cause. Aucune vie ne doit être sacrifiée dans une spirale de violence et de vengeance.

Nous exprimons toute notre solidarité et notre sympathie aux  victimes de cet acte terroriste  et à leurs familles.

La Turquie subit une succession d’attentats mortels, depuis juillet 2015, il y a eu 33 attentats, faisant 446 victimes dont 363 civils. Nous observons avec beaucoup d’inquiétude cette spirale de violence et cette exaspération des clivages qui sont des cauchemars  pour les populations.

Nous espérons que la Turquie et ses peuples retrouveront rapidement une situation de paix et de sérénité  en s’appuyant sur les principes de la démocratie, des droits humains et de l’Etat de droit. Malgré la répression de la société civile, notamment les arrestations arbitraires des député-e-s, des élu-e-s locaux-les et des journalistes, il est nécessaire de croire à la démocratie et à une justice indépendante.

Aucun acte terroriste ne peut être considéré comme une forme d’expression politique. Nous appelons à ce que tout soit mis en œuvre pour une solution pacifique dans le respect des différences.

Strasbourg,  le 12 décembre 2016

La Présidente,

Christine Panzer

Communiqué de presse : En Turquie, après le coup d’Etat militaire raté, c’est un coup d’Etat civil qui est en œuvre !

Depuis de longs mois l’ASTU, actions citoyennes interculturelles ne cesse d’exprimer son inquiétude sur la situation en Turquie. Dans un communiqué,  nous avions exprimé notre réjouissance suite à l’échec de la tentative du coup d’Etat du 15 juillet, mais nous avions aussi exprimé notre inquiétude que le gouvernement de l’AKP et d’Erdogan ne choisit une politique de chasse aux sorcières. Les tout récents événements nous confortent dans l’idée qu’en Turquie la démocratie est plus que jamais mise  à mal.

Le pouvoir a montré en quelques mois que la démocratie ne peut exister que si vous n’êtes pas opposant au gouvernement et au Président. L’ensemble des droits fondamentaux a été mis en suspension au nom d’une situation d’Etat d’urgence. En déniant la légitimité de leurs mandats locaux ou nationaux, le gouvernement n’a aucune retenue pour mettre en prison les élu-e-s de l’opposition. C’est une nouvelle étape qui vient d’être franchie en arrêtant les députés du parti HDP.

Nous exprimons notre entière solidarité à tous ceux et à toutes celles qui en Turquie œuvrent pour une société ouverte, généreuse, respectueuse des singularités et des diversités culturelles, ethniques, religieuses et politiques.

Nous exprimons notre entière solidarité à toutes celles et à tous ceux qui en payent le prix fort : avocat-e-s, journalistes, enseignant-es, académicien-ne-s, chercheur-se-s, élu-e-s….

C’est une purge qui est à l’œuvre depuis cet été, des milliers de personnes ont été suspendues de leurs fonctions. Nous comprenons l’inquiétude de la population.

C’est clair : l’Etat turc a choisi de passer à la vitesse supérieure avec les gardes à vue des journalistes de Cumhurriyet la semaine dernière et l’arrestation et l’inculpation des député-e-s et des Maires du HDP (parti démocratique des peuples) il y a deux jours. C’est la preuve que la voie sur laquelle s’est engagée le gouvernement turc est périlleuse. C’est une rupture avec la démocratie et l’Etat de droit. Les libertés individuelles, les droits humains, l’indépendance de la justice, la laïcité sont piétinés et bafoués. La polarisation dangereuse des clivages, entretenue par le pouvoir, conduit la Turquie vers une impasse politique.

Nous sommes inquiet-e-s également des retombées que cette situation peut avoir en France et à Strasbourg. Les clivages existants se creusent, les affirmations identitaires se renforcent, les attaques, les diffamations  et les intimidations ont libre cours. Nous affirmons haut et fort que la démocratie, les droits humains et l’attachement aux valeurs républicaines ne sont pas à géométrie variable.

Nous espérons que la France et l’Europe sortiront de leur silence et de leur attitude complaisante à l’égard de ce régime. Nous espérons que les forces démocratiques et la voix de la Paix l’emporteront envers et contre tout. Nous demandons que tout soit fait pour que les élu-es, député-e-s et journalistes retrouvent la liberté.

Strasbourg Le 5 novembre 2016

Christine Panzer, Présidente, ASTU, actions citoyennes interculturelles.

13a rue du Hohwald 67000 STRASBOURG

Communiqué de presse : Contre toutes les formes de coups d’Etat, ou tentatives de coup d’Etat, contre les pratiques antidémocratiques et autoritaires : la seule réponse est une véritable démocratie dans le respect des droits fondamentaux !

Communiqué de presse

Contre toutes les formes de coups d’Etat, ou tentatives de coup d’Etat, contre les pratiques antidémocratiques et autoritaires : la seule réponse est une véritable démocratie dans le respect des droits fondamentaux !

L’ASTU se réjouit de l’échec de la tentative de coup d’Etat en Turquie fomenté par un groupe militaire du 15 juillet. L’ASTU déplore la mort de nombreuses personnes civiles, militaires et policières dans un contexte de violence et d’affrontements dont certains lors des lynchages.

La Turquie a connu régulièrement des coups d’Etat militaires et les conséquences ont toujours été destructrices pour les populations et la société civile. Nous pensons qu’aucun pouvoir ne peut et ne doit ignorer la suprématie de la démocratie et les  principes du suffrage universel et le pouvoir des représentants élus ainsi que la séparation des pouvoirs

Les chars sont descendus dans les rues et des espaces publics fréquentés par les foules des soirs d’été. Plusieurs espaces institutionnels ou publics ont été occupés et l’Assemblée Nationale a été  bombardée à deux reprises. Plusieurs civils ont été victimes de tirs ou des chars. Il est déplorable de constater que certains actes d’opposition à cette tentative du coup d’Etat ont dépassé largement les limites d’une réaction démocratique comme certains actes de lynchages de militaires qui s’étaient rendus. Il ne faut pas oublier que la grande majorité des soldats sont des jeunes de 20 ans qui ne font qu’exécuter les ordres de leur hiérarchie.  Nous espérons ne plus voir de telles images de violence où les civils font la justice eux-mêmes. Nous espérons que le pouvoir en place n’exerce pas une politique de chasse aux sorcières en dépassant les lignes du respect du droit.

Dans une démocratie, ce sont les élections qui doivent changer ou renouveler les pouvoirs en place. Nous savons que la Turquie traverse une crise politique depuis plus d’un an, notamment depuis la reprise des violences  et les abus du pouvoir du gouvernement de l’AKP et du président Recep Tayyip Erdogan. La répression exercée depuis trois ans sur les opposants, sur les universitaires, les journalistes ou contre les populations civiles ont  fragilisé davantage les institutions et le paysage politique avec un renforcement des clivages existants.

Nous espérons que l’unanimité retrouvée par l’ensemble des groupes parlementaires contre cette tentative du coup d’Etat ouvre une nouvelle porte à la paix et à la démocratie en Turquie. Nous espérons également que le pouvoir en place ne sacrifie pas la démocratie et l’Etat du droit, déjà très fragilisés depuis plusieurs années, au nom d’un châtiment des coupables.

Nous affirmons que le respect des principes de la démocratie et les droits humains et leur perfectionnement reste le moyen le plus efficace contre les coups d’Etat.

Strasbourg, le 16 juillet 2016

La Présidente,

Christine Panzer

Communiqué de presse : Une fois encore faire front contre la barbarie et l’idéologie de la haine !

Une fois encore faire front contre la barbarie et l’idéologie de la haine !

Le 14 juillet a été endeuillé de la pire façon faisant 84 mort-e-s et des centaines de blessé-es. A Nice, sur la promenade des Anglais, la fête populaire a viré au cauchemar.

Un pas de plus a été franchi car parmi les victimes, il y a 10 enfants. Nous condamnons avec force cet attentat terroriste. Nous exprimons notre sympathie et notre solidarité aux familles et aux proches des victimes.

Le mode opératoire est sidérant comme la violence des images. Mais nous ne nous résignons pas et sommes convaincu-e-s, plus que jamais, qu’il nous faut faire front quelles que soient nos différences et où que nous soyons, contre la haine et les idéologies fascisantes qui la nourrissent. Nice vient se rajouter à la liste macabre des lieux d’attentats. Nous n’oublions pas les victimes du terrorisme partout dans le monde.

Mais il nous faut aussi faire front contre les amalgames et les récupérations politiques qui entretiennent la haine de l’autre. Nous refusons l’instrumentalisation de ces actes et les seules réponses sécuritaires. Nous savons que l’objectif de tels actes criminels est de diviser les populations et de renforcer les clivages identitaires. C’est pourquoi, nous ne devons pas céder à la facilité populiste qui stigmatise des populations du fait de leur appartenance, réelle ou supposée, à une origine culturelle ou à un courant religieux.

Nous le savons maintenant, nous sommes engagé-e-s dans une lutte longue. Nous sommes convaincu-e-s qu’elle passe par une confiance retrouvée en nos capacités à vivre ensemble et à construire  une société plus juste et plus solidaire. C’est un combat sans concession pour le maintien des valeurs que nous portons : liberté, solidarité, éducation populaire, égalité, interculturalité.

L’ASTU sera présente au rassemblement en hommage aux victimes à Strasbourg le 18 juillet à 11h 45 Place Kleber.

Strasbourg, le 16 juillet  2016

La Présidente,

Christine Panzer

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